La course Cap Martinique 2026 est actuellement en plein cœur de l’Atlantique. Après un départ de La Trinité-sur-Mer le 20 avril 2026 (reporté de 24h pour des raisons de sécurité), la flotte a entamé sa traversée vers Fort-de-France.
Point sur la course
Les marins (solos et duos) ont quitté la Bretagne il y a un peu plus d’une semaine. Ils ont traversé le Golfe de Gascogne dans des conditions musclées avant de descendre vers les Açores.
Une soixantaine de bateaux (tous portant les couleurs d’une association) sont engagés dans cette aventure humaine et solidaire.
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Des abandons, malheureusement.
Alexandre Ozon (Trophée Estuaire Rose)Casse de la potence de mât au large du Portugal. C’est un coup dur car il figurait parmi les grands favoris en solo.Quentin Froment (Shaka / Fidesco / TeneaEnergies)Abandon confirmé suite à des problèmes techniques.L. Bory Cabaud (Tanjomoha)Retrait de la course.A. Kuttel (Sentinel Ocean Alliance)Abandon signalé.
À noter : Plusieurs autres concurrents ont dû effectuer des escales techniques (notamment en Espagne ou au Portugal) pour réparer des pilotes automatiques ou de l’électronique avant de reprendre la mer, ce qui ne signifie pas forcément un abandon définitif.
Position et situation de Philippe au 29 avril 2026
Localisation : Philippe se situe actuellement dans une zone tactique importante. La flotte a dépassé le Cap Finisterre et descend vers l’archipel de Madère. Il navigue dans des conditions plus clémentes après un début de course bien agité dans le Golfe de Gascogne.
Classement : Il évolue dans le groupe des Solos. Sur son Pogo 30 (un bateau marin et sûr mais moins typé « course pure » que les JPK 10.30), il réalise une traversée solide, privilégiant la gestion du matériel pour tenir sur la durée.
Extrait du journal de bord de Philippe
Samedi 25 avril.
Depuis hier soir le vent souffle à 18 kt, la mer commence à se former et le bateau part sur de petits surfs. Le ciel est limpide, une demi lune brille.
Je distance un concurrent derrière moi, et je rattrape « be happy ».
Le bateau semble sur des rails et je fais des siestes de 1h.
Ca commence à ressembler à « ce que je suis venu chercher ».
6h30, fin de la dernière sieste, il faut aller « au boulot » (oui, je travaille même le samedi 😉). Le bateau avance moins, le vent a dû baisser …
Non, c’est le spi qui est enroulé serré autour du hale-haut de tangon et du bout du va-et-vient de la chaussette ! (Prendre un dictionnaire du petit marin breton si nécessaire).
Coup de chance, rien n’est coincé, et j’affale tout ce « merdier » sur le pont. Je comprends vite que c’est le bras de spi (reprendre le dictionnaire) qui c’est détaché de l’amure. Dans ce cas là le spi reprend instantanément toute sa liberté pour s’enrouler autour de tout ce qu’il trouve sur son passage.
Je comprends aussi que c’est un le noeud que j’ai fait qui a lâché (Gilou, mon maître matelotage 🧐, en a tué pour moins que ça ).
Une heure et demi pour démêler tout ça et renvoyer le spi…
Le bateau repart, le soleil se lève, et finalement la matinée est belle.
Journée grise (27/04)
Comme le ciel qui est resté plombé.
Et j’ai abîmé mon beau Spi bleu.
Lors de l’incident « un noeud qui vous lache », le Spi a du se faire un accroc que je n’ai pas vu. Et ce matin en l’envoyant une déchirure en étoile est apparue.
J’ai du m’y reprendre à trois fois pour faire une réparation qui tienne. La journée a été bien occupée : 12 manœuvres de Soi (quand j’affale le Spi bleu le temps d’une réparation j’hisse le Spi blanc pour continuer à naviguer donc 6 envois et 6 affalages 🥵), et trois découpages / collages de pièces de tissus autocollant. La dernière réparation semble tenir.. ouf… sans ce Spi la Martinique serait très très loin !
CENT FOIS SUR LE MÉTIER …
Pourtant j’y croyais, mais là dernier réparation d’hier n’est toujours pas au top. Les patchs au centre ne tiennent pas les efforts et les battements du Spi de la nuit … si c’est une question de colle, je vais utiliser la « méthode Clarisse Cremer » sur son dernier Vendée Globe : opération SIKA. Ce sera un peu moins délicat à l’interieur d’un POGO 30, qu’en haut du mat d’un Imoca … (aller voir cette vidéo de Clarisse réparant sa voile avec du Sika, elle est drôle et impressionnante).
Donc opération Sika … 2 h de séchage… je renvoie… et ça tient…. et j’espère que vous n’en entendrez plus parler



Spi réparé. Et c’est reparti

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