Pourquoi peser CAVOK 2 ?
Les bateaux engagés dans la CAP Martinique ne sont pas identiques. Pour courir à « armes égales » il a donc été créé une « jauge ».
Elle permet, en fonction des caractéristiques du bateau (coque et voiles), de définir un coefficient appelé TCC, qui servira à multiplier le temps réel mis en course pour calculer le « temps compensé » afin de classer les concurrents.
Simple non ? En fait pas vraiment…
L’attribution d’un TCC pour un bateau est assez complexe si on veut être juste et avoir des courses intéressantes entre bateaux différents.
Les performances dépendent de beaucoup de paramètres : longueur, largeur, forme de la coque, poids du bateau, tirant d’eau, forme de quille ; taille, coupe des voiles, nombre de voiles à bord etc …
La formule qui prend en compte ces paramètres est la propriété des Français et des Anglais. C’est la jauge IRC (International Rule Club) et … elle est secrète !
Les enjeux sont effectivement élevés pour les professionnels (skippers ou chantiers navals) qui cherchent la victoire. Celui qui connaîtrait la formule serait avantagé. Et il faut aussi éviter « la course à l’armement » (avoir le bateau dernier cri et optimisé pour la jauge) qui est très onéreuse pour les particuliers.
En théorie la jauge met sur un pied d’égalité en temps compensé tous les bateaux (anciens ou récents) de taille assez semblable. C’est le cas pour la CAP Martinique où les bateaux font entre 9 et 12m.
Philippe nous explique : « Le poids est significatif dans les performances (je parle du bateau pas du skipper…) et CAVOK 2 a donc été pesé (2806 kg). Bonne nouvelle, il n’a pas grossi (toujours le bateau…) depuis la dernière pesée (2840 kg il y a quatre ans).
Entre nous, on peut penser que l’exercice physique de vider complètement le bateau avant la pesée et le remplir après, a permis au skipper de garder la ligne 😉
Pour info, CAVOK 2 à un TCC de 1,023. Si je mets 21 jours (soit 21x24x60 = 30240 minutes) pour traverser je serai classé avec un temps de 30240 x 1,023 = 30935 mn. »
Un conseil alors : Philippe, n’oublie pas ta calculette !




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